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La bio-électronique de Vincent est une méthode prédictive
des maladies, y compris des cancers. Alors que la mission interministérielle
pour la lutte contre le cancer insiste sur la prévention, l'ancien doyen de la
faculté de chimie de Strasbourg tente de promouvoir la méthode.
« La détection précoce des cancers, c'est possible grâce à la bio-électronique
de Vincent ». André Fougerousse, professeur à l'université
Louis-Pasteur de Strasbourg et ancien doyen de la faculté de chimie, travaille
depuis une trentaine d'années sur cette méthode qui n'a jamais réussi à se
faire accepter par le corps médical, « parce qu'émanant d'un ingénieur
hydrologue ».
Louis-Claude Vincent est mort en 1988 sans avoir vu son travail reconnu et
pourtant, « il est plus que temps qu'on s'y intéresse de plus près ».
L'augmentation impressionnante des nouveaux cas de cancers, la volonté
des pouvoirs publics de mettre en place un dispositif de prévention précoce
ainsi que le déficit record de la sécurité sociale l'ont décidé à relancer
la promotion de cette méthode qui se base sur l'observation de certains paramètres
du sang. « Les cancers s'installent lorsque le sang accuse une dérive de
plus en plus alcaline et de plus en plus oxydée. En repérant cette dérive dès
son début, cette mesure permet d'en faire une technique complémentaire de dépistage
précoce ».
Même maladie, mêmes paramètres
Louis-Claude Vincent a construit sa théorie en notant que des
populations en divers points du globe étaient atteintes de pathologies
nouvelles après installation d'un système d'adduction d'eau. Il s'est penché
sur les modifications de la qualité de l'eau susceptibles d'induire des déséquilibres
physiologiques en mesurant divers paramètres et en particulier le pH (l'acidité
ou l'alcalinité d'une solution) et le rH2 qui exprime le potentiel oxydant (ou
à l'inverse réducteur).
En partant du principe qu'un être humain est composé de 80 % d'eau,
il s'est demandé ensuite si les paramètres physico-chimiques de l'eau contenue
dans le corps pouvaient fournir des éléments sur le terrain d'un individu, sur
l'état de son organisme. L'intuition était bonne puisque ses travaux ainsi que
ceux menés plus tard par quelques médecins convaincus du bien-fondé de sa théorie
(notamment le Dr Morell en Allemagne, cofondateur de la société internationale
de bio-électronique Vincent) ont mis en exergue que chaque type de maladies se
caractérise par les mêmes données. Deux paramètres suffisent à identifier
la maladie, les virus se propageant dans un sang alcalin et oxydé, tandis que
les bactéries se complaisent dans un terrain alcalin et réducteur. A chaque
maladie, ses paramètres types, comme la tuberculose ou diphtérie.
La zone alcaline et oxydée recèle l'essentiel des pathologies, notamment
les cancers et les thromboses.
Cela reste à prouver
Par un raisonnement a contrario mais qui reste à prouver par une étude
de grande envergure et sous l'autorité du corps médical, on peut supposer
qu'il est possible de détecter les états de désordre qui précèdent le déclenchement
de la maladie ou qu'une anomalie dans les taux mesurés (la zone de bien-être
se situe aux alentours d'un pH de 7,3 et d'un rH2 de 22) indique un risque
susceptible d'être corrigé avant qu'il ne soit trop tard. Par l'alimentation
(fruits, légumes, eau non traitée et faiblement minéralisée) et plus généralement
par une meilleure hygiène de vie (le stress et les pollutions restent les
principaux facteurs oxydants).
Il s'agit là d'une méthode prédictive, « par ailleurs utilisée
par la NASA pour suivre l'état de santé des cosmonautes, souligne André
Fougerousse. Et qui pour 50 Euros et en moins de 5 minutes pourrait éviter
bien des drames ». Proche de la retraite, l'ancien doyen de la fac de
chimie souhaite, avant de quitter son poste, persuader un grand nom de la médecine
de lancer, au minimum, une expérimentation.
Quelques médecins en Alsace sont d'ores et déjà convaincus et
prescrivent une analyse bio-électronique à leurs patients. Mais la pratique
reste confidentielle et surtout, est sujette à des critiques de la part des
confrères.
Un seul pharmacien en Alsace dispose d'ailleurs dans son laboratoire
d'analyse médical d'un appareil de mesure bio-électronique. « Le problème
n'est pas de croire mais d'essayer, insiste-t-il. Est-ce que cet outil me
renseigne sur la personne et est-ce que cette personne va mieux ensuite ?
C'est ça, la vraie question à se poser ».
Simone Wehrung
© Dernières Nouvelles d'Alsace - Jeu 9 déc. 2004
http://www.dna.fr
Note : Merci à F.Joëlle de nous avoir communiqué l'existence de cet article.
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