Article de presse : Dernières nouvelles d'Alsace du 09/12/2004

Dossiers et Documentations

Article de presse : Dernières nouvelles d'Alsace du 09/12/2004

Anticiper les maladies selon André Fougerousse
Professeur à l'université Louis-Pasteur de Strasbourg

La bio-électronique de Vincent est une méthode prédictive des maladies, y compris des cancers. Alors que la mission interministérielle pour la lutte contre le cancer insiste sur la prévention, l'ancien doyen de la faculté de chimie de Strasbourg tente de promouvoir la méthode.

« La détection précoce des cancers, c'est possible grâce à la bio-électronique de Vincent ». André Fougerousse, professeur à l'université Louis-Pasteur de Strasbourg et ancien doyen de la faculté de chimie, travaille depuis une trentaine d'années sur cette méthode qui n'a jamais réussi à se faire accepter par le corps médical, « parce qu'émanant d'un ingénieur hydrologue ».
Louis-Claude Vincent est mort en 1988 sans avoir vu son travail reconnu et pourtant, « il est plus que temps qu'on s'y intéresse de plus près ».
L'augmentation impressionnante des nouveaux cas de cancers, la volonté des pouvoirs publics de mettre en place un dispositif de prévention précoce ainsi que le déficit record de la sécurité sociale l'ont décidé à relancer la promotion de cette méthode qui se base sur l'observation de certains paramètres du sang. « Les cancers s'installent lorsque le sang accuse une dérive de plus en plus alcaline et de plus en plus oxydée. En repérant cette dérive dès son début, cette mesure permet d'en faire une technique complémentaire de dépistage précoce ».

Même maladie, mêmes paramètres

Louis-Claude Vincent a construit sa théorie en notant que des populations en divers points du globe étaient atteintes de pathologies nouvelles après installation d'un système d'adduction d'eau. Il s'est penché sur les modifications de la qualité de l'eau susceptibles d'induire des déséquilibres physiologiques en mesurant divers paramètres et en particulier le pH (l'acidité ou l'alcalinité d'une solution) et le rH2 qui exprime le potentiel oxydant (ou à l'inverse réducteur).
En partant du principe qu'un être humain est composé de 80 % d'eau, il s'est demandé ensuite si les paramètres physico-chimiques de l'eau contenue dans le corps pouvaient fournir des éléments sur le terrain d'un individu, sur l'état de son organisme. L'intuition était bonne puisque ses travaux ainsi que ceux menés plus tard par quelques médecins convaincus du bien-fondé de sa théorie (notamment le Dr Morell en Allemagne, cofondateur de la société internationale de bio-électronique Vincent) ont mis en exergue que chaque type de maladies se caractérise par les mêmes données. Deux paramètres suffisent à identifier la maladie, les virus se propageant dans un sang alcalin et oxydé, tandis que les bactéries se complaisent dans un terrain alcalin et réducteur. A chaque maladie, ses paramètres types, comme la tuberculose ou diphtérie.
La zone alcaline et oxydée recèle l'essentiel des pathologies, notamment les cancers et les thromboses.

Cela reste à prouver

Par un raisonnement a contrario mais qui reste à prouver par une étude de grande envergure et sous l'autorité du corps médical, on peut supposer qu'il est possible de détecter les états de désordre qui précèdent le déclenchement de la maladie ou qu'une anomalie dans les taux mesurés (la zone de bien-être se situe aux alentours d'un pH de 7,3 et d'un rH2 de 22) indique un risque susceptible d'être corrigé avant qu'il ne soit trop tard. Par l'alimentation (fruits, légumes, eau non traitée et faiblement minéralisée) et plus généralement par une meilleure hygiène de vie (le stress et les pollutions restent les principaux facteurs oxydants).
Il s'agit là d'une méthode prédictive, « par ailleurs utilisée par la NASA pour suivre l'état de santé des cosmonautes, souligne André Fougerousse. Et qui pour 50 Euros et en moins de 5 minutes pourrait éviter bien des drames ». Proche de la retraite, l'ancien doyen de la fac de chimie souhaite, avant de quitter son poste, persuader un grand nom de la médecine de lancer, au minimum, une expérimentation.
Quelques médecins en Alsace sont d'ores et déjà convaincus et prescrivent une analyse bio-électronique à leurs patients. Mais la pratique reste confidentielle et surtout, est sujette à des critiques de la part des confrères.
Un seul pharmacien en Alsace dispose d'ailleurs dans son laboratoire d'analyse médical d'un appareil de mesure bio-électronique. « Le problème n'est pas de croire mais d'essayer, insiste-t-il. Est-ce que cet outil me renseigne sur la personne et est-ce que cette personne va mieux ensuite ? C'est ça, la vraie question à se poser ».

Simone Wehrung

© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Jeu 9 déc. 2004
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Note : Merci à F.Joëlle de nous avoir communiqué l'existence de cet article.